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Le Cinéma dans l’Histoire de l’Art

Il existe de nombreux liens entre le cinéma (appelé le 7e art) et les arts. Le cinéma est apprécié de tous, et c’est pour cela qu’il influence les artistes, peintres, photographes et sculpteurs.


L’histoire du cinéma remonte à la fin du 19e siècle. Les premiers films ont été enregistrés à partir de 1891 par Thomas Edison, puis par les frères Lumière.


Dès 1910, le cinéma rencontre l’ensemble des arts avant-gardistes et mouvements artistiques européens. Avec le mouvement italien futuriste, qui prône l’avènement de la machine, de la technologie, mais aussi de la vitesse et du mouvement, avec le film Thaïs d’Anton Giulio Bragaglia (1917) et l’utilisation de lignes géométriques.



Dans les années 20, c’est au tour des dadaïstes de s’intéresser au cinéma, avec de nouvelles pistes esthétiques. Il donne aussi la possibilité de réaliser des prémices « d’ effets spéciaux », qui se ressemblent aux folles recherches esthétiques de ce mouvement.


A la suite, les Surréalistes, héritiers de Dada, ont eux aussi réalisé des films, dont le célèbre Un chien andalou (1929) de Luis Buñuel. Celui-ci fera grand bruit et s’est forgé une place de choix dans l’Histoire de l’art du 20e siècle.


A partir de 1927, le cinéma incorpore le son et devient parlant. Puis poursuit son développement au cours des années 30 et 40 et enfin dans les années 50 et 60, avec Alfred Hitchcock aux États-Unis, François Truffaut et Jean-Luc Godard en France.


On pense aux grands artistes influencés par certains réalisateurs, esthétiques ou grandes icônes… Comme par exemple :

Edward Hopper et Alfred Hitchcock. Chacun fut très influencé par les œuvres de l’autre. Ils s’intéressaient tous deux aux intérieurs américains et à ce qui s’y cachent. Avec la façon dont Hitchcock s’est inspiré du tableau de Hopper, House by the Railroad, pour son film Psychose.



Hopper lui tire du cinéma l’esthétique, la lumière dans ses tableaux ne nait-elle pas d’une source artificielle, tout comme le cinéma ? Ses tableaux sont un jeu entre lumières et ombres.

Hopper s’inspire du travail des réalisateurs de films noirs américains des années 1940.


Pop Art et cinéma


Le cinéma a depuis longtemps une grande influence dans l’art. Avec les acteurs qui deviennent parfois de véritables icônes, à l’image de Marylin Monroe ou James Dean, purs « produits » du 7e art. Le célèbre artiste s’était par ailleurs essayé au cinéma, avec des films tels que Sleep (1963) et Vinyl (1965).

Andy Warhol, Marilyn Monroe, 1967, MoMA, © 2017 Andy Warhol Foundation for the Visual Arts / Artists Rights Society (ARS), New York


L’Art vidéo


De nos jours, de nombreux artistes plasticiens tournent des courts ou longs-métrages en parallèle de leurs activités habituelles. Des artistes contemporains se sont d’ailleurs lancés dans la réalisation de films.

Entre autres Sophie Calle avec No Sex last night (1995). Des cinéastes comme Chantal Akerman (1950-2015) ou Larry Clark, photographe devenu vidéaste, ont mêlé différents arts. Par le biais du cinéma, ils ont abordé des sujets peu sensibles dans les autres domaines, tels que le sexe ou la cause féministe.


Le cinéma a donné naissance, il y a quelques décennies, à un nouveau genre, l’art vidéo. Aussi représenté par des artistes comme Bill Viola, qui proposent des installations vidéo en musée, à visée esthétique ou engagée.

Ce dernier, un des plus grands représentants de cet art, s’est inspiré de l’Histoire de l’Art pour créer de nouvelles œuvres. A l’instar de The Greeting, qui reprend en vidéo la scène du tableau La Visitation par Jacopo Pontormo. Un bel exemple d’échanges entre passé et présent, peinture et vidéo…


Découvrez 10 films où les frontières artistiques sont floues et l’art et le cinéma ne font qu’un…


Les Aventures du baron de Münchhausen (1988) et La naissance de Vénus de Botticelli


L’art et le cinéma c’est une certitude sont liés, de par leur esthétique et la façon dont ils racontent des histoires et provoquent des émotions. C’est pour cela que la plupart des réalisateurs rendent hommage aux plus grands chefs-d’œuvre artistiques dans leurs films (personnage, lieu…)


Scream (2000) et Le cri d’Edvard Munch

À gauche : Scream (2000) / À droite : Le cri d’Edvard Munch


Le film d’horreur de Wes Craven s’inspire clairement de la célèbre peinture d’Edvard Munch, qui était aussi l’artiste préféré de Craven.

Le tableau Le cri représente sans genre, qui exprime fortement la peur, les tons jaunes et rouges du ciel eux insistent sur la peur et le stress.

Craven montre le tableau à travers le masque emblématique de la franchise Scream, Ghostface. Porté par plusieurs personnages différents, le masque, comme le tableau, ne laissent passer que des émotions puissantes.


Shutter Island (2010) et Le Baiser de Gustav Klimt

À gauche : Shutter Island (2010) / À droite : Le Baiser de Gustav Klimt


Le célèbre tableau de l’artiste autrichien Gustav Klimt, Le Baiser, est considéré comme un symbole de la relation entre Klimt et Emilie Flöge. L’œuvre est souvent expliquée comme une représentation de la luxure et de l’amour romantique, à noter le contraste entre la simplicité de l’arrière-plan et les décorations des amoureux.

Shutter Island, le thriller psychologique néo-noir de Martin Scorsese, est très représentatif de cette peinture, avec les motifs de la robe de la femme et les tons dorés et verts de l’arrière-plan. Cette référence artistique a pour effet de souligner l’intensité du désir et l’instabilité du mariage entre les personnages de Leonardo diCaprio et Michelle William.


Pennies from Heaven (1981) et Nighthawks d’Edward Hopper

À gauche : Pennies from Heaven (1981) / À droite : Nighthawks d’Edward Hopper


Le film Pennies from Heaven (1981), réalisé par Herbert Ross, présente une scène de film qui ressemble fortement au tableau Nighthawks (1942) d’Edward Hopper. Le tableau représente quatre individus proches les uns des autres. Cependant, leur absence d’expression indique une distance émotionnelle entre eux. L’intention de Hopper est de présenter le paradoxe entre le sentiment d’isolement et le fait d’être dans un espace urbain. L’utilisation de la lumière et de la couleur, tons sombres et lugubres et une lumière violente et austère, expriment l’absence d’espoir.

L’action de Pennies from Heaven se déroule pendant la Grande Dépression aux États-Unis, période très dure, faite de désespoir et de difficultés. Le personnage du film qui lutte pour réussir. Les thèmes principaux du film sont l’isolement et le désespoir, à l’identique de ce que l’artiste a voulu exprimer dans son tableau.


Django Unchained (2014) et The Blue Boy de Thomas Gainsborough

À gauche : Django Unchained (2014) / À droite : The Blue Boy de Thomas Gainsborough


Django Unchained, de Quentin Tarantino, est une superproduction post-western et a été un grand succès qui s’explique certainement par son décalage avec la représentation négative et habituelle de la communauté noire par Hollywood.

La costumière du film s’est inspirée de The Blue Boy, un portrait d’un jeune fils d’un riche marchand blan